Aujourd’hui, je me rends chez Sylvie Valls Santacatalina et Raphaël Henry Biabaud, parce que j’ai tout simplement envie de vous faire découvrir leur magnifique maison toulonnaise. J’y tiens, car je l’ai vue se construire, cette maison. J’ai vu l’excitation dans leurs yeux quand ils ont signé l’achat du terrain, la fatigue qui a tenté de se dessiner sur leur visage quand ce couple d’architectes passionnés passait des nuits à dessiner tous les plans, leurs joies, leurs déceptions et leur pugnacité pour construire une maison de rêve à la hauteur de leurs exigences. Et la voilà qui se dresse fièrement aujourd’hui ; qui offre à toute la famille un espace de sérénité, de luxe non ostentatoire et de bienêtre.

Jours et nuits via Houzz

La contrainte du terrain

Il faut dire que ce n’était pas gagné quand mes amis m’ont soutenu qu’ils construiraient une maison de ville avec jardin et piscine sur un petit terrain de 350m2 avec une pente de 20% ; pourtant elle est aujourd’hui fidèle en tous points à ce qu’ils avaient imaginé au départ. Ils ont donc repensé les volumes, joué sur les niveaux et les matériaux pour l’extérieur, alternant bois, pelouse, béton et gravier pour agrandir visuellement cet espace extérieur.

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La part belle aux volumes dans les pièces à vivre

En rez-de-jardin, nous pénétrons dans un espace à 2 niveaux, séparant la cuisine – ouverte sur la salle à manger – du salon ; et me voilà prise d’une frénétique envie de lécher le sol ; cela est surement dû au fait que ce dernier est constitué d’une chape de ciment armé qui a été poncée, puis traitée avec un bouche-pores, conférant ainsi un aspect velouté à peine satiné absolument splendide – je me suis juste contentée de le caresser. Cette pièce donne une réelle impression d’espace et de clarté : les murs sont blancs et contrastent avec la dalle de béton légèrement plus foncée. La table de la salle à manger a été dessinée par nos hôtes : un grand plateau en acajou massif monté sur toute une série de pieds en métal dont la finesse met en valeur l’aspect massif du plateau.

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Le salon est épuré tout en restant très chaleureux. Le canapé en flanelle gris clair invite à la détente et les couleurs vives ne sont employées qu’avec parcimonie : un coussin jaune vif et un fauteuil Butterfly rouge, c’est tout. Pour rendre l’ensemble chaleureux et personnel, le couple a choisi de poser une magnifique peau au sol et de clouer la belle-mère au mur ! Attention, pas n’importe quelle belle-mère : si la représentation de la mère de Raphaël occupe une place de choix dans le salon, c’est qu’elle a été l’égérie de son père, Patrice Henry-Biabaud, lui-même architecte avant de se tourner vers la gravure, et dont je vous invite à voir le travail hypnotisant sur ce lien : http://franckguidolin.blogspot.fr/2013/05/patrice-henry-biabaud.html.

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Les chambres particulièrement bien pensées

Je vous propose de passer à l’étage… en haut de l’escalier en béton brut poncé, nous tombons sur une pièce centrale faisant office de bureau multimédia qui distribue les chambres. Anouck et Solen ont chacune une chambre aux proportions idéales avec – et là, c’est une idée que je trouve fort ingénieuse ! – une penderie sur laquelle est fixé un lit d’appoint en mezzanine pour recevoir les copines. Bien vu.

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Le clou du spectacle : la baie vitrée

Les nuits caniculaires provençales n’auront pas raison de la petite famille. Au rez-de-jardin, juste devant la grande table de la salle à manger et face au jardin, une large baie vitrée couvre la quasi-totalité des deux murs qui forment l’angle, et s’encastrent dans le mur dès qu’on les ouvre. Ainsi, c’est toute la pièce à vivre, qui, non contente d’être baignée de clarté, se voit doucement ventilée même en plein mois d’aout, et j’avoue que c’est très agréable.

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